Le bonheur et le malheur sont alliés

12 juin 2020 Non classé
Le bonheur et le malheur sont liés

C’est notre histoire à tous. On est bien, dans un bonheur si paisible qu’on pourrait presque croire que c’est un rêve. Vous la connaissez, cette sensation de flotter, de voler dans une légèreté absolue. Et puis, une nouvelle, un doute, une pensée vient tout compromettre.”En fait, je ne nageais pas dans le bonheur, mais j’y ai cru”. Ca vous a effleuré l’esprit, à vous aussi? Concrètement, selon Eve Bertelle (psychanalyste & auteure), le bonheur et le malheur sont deux notions étroitement liées, et même indissociables.


“Le Bonheur et le malheur vivent ensemble, côte à côte, dans mon quotidien” Eve Bertelle


Avant toute chose, je dois avouer que je suis une grande fan de la radio : “Sud Radio”. En effet, j’entends régulièrement des personnalités très intéressantes échanger sur des sujets passionnants. Par exemple, Eve Bertelle est psychanalyste & auteure. Elle anime des groupes de psychothérapie et accueille la vie d’un oeil aiguisé. Elle se caractérise comme “philosophe du coeur” et nous pouvons le comprendre très rapidement dès lors que nous l’écoutons.

Alors, dans cet article, nous allons poser, ensemble, les bases d’une réflexion que je développe sur le bonheur et le malheur. de ce fait, j’espère pouvoir éveiller votre curiosité autant que ce que cette femme avec la mienne.


LE BONHEUR & LA SCIENCE

Pour commencer, scientifiquement, j’ai assez facilement trouvé des données liant bonheur & satisfaction, par exemple. En effets, des instituts internationaux assez proches des travaux de l’INSEE nous révèlent plusieurs choses sur des études menées sur le bonheur en 2017:

En ce sens, les français déclarent un niveau de satisfaction moyen de leur vie de 7,2/10. C’est une moyenne relativement élevée, sachant que nous sommes perçus comme des “râleurs”

Ainsi, les pays aisés ont un taux moyen (7,2/10) bien plus élevé que ceux des pays pauvres (4/10).

En ce sens, le niveau matériel et la santé sont des éléments qui jouent fortement dans la notion de satisfaction des personnes interrogées. “Les ménages appartenant au 9ème décile des revenus (c’est à dire les 10% des ménages disposant des revenus les plus élevés) déclarent une satisfaction de vie moyenne de 7,6 alors que les ménages du premier décile (10% les plus pauvres) déclarent en moyenne une note de 6,5.”( cf. étude Ville inclusive).

Néanmoins, nous voyons clairement que ce n’est pas LE facteur qui a le plus d’importance dans le niveau de satisfaction car il n’y a que 1.1 points d’écart. Pourtant, la différence de revenus est significative.

Finalement, cela nous permet de nous interroger, concrètement, sur les facteurs qui nous permettent de ressentir le bonheur, la joie, la satisfaction. En effet, nous entendons souvent dire que “l’argent ne fait pas le bonheur” mais qu’il y contribue. Je pense que ces études scientifiques nous le démontrent. D’ailleurs, nous pouvons nous sentir en insécurité dans la plus belle villa du monde. En ce sens, l’argent n’est pas une fin en soi. C’est un exemple parmi tant d’autres.


MA VISION DU BONHEUR

Ensuite, lorsque je pense au bonheur, je ne fais pas le lien avec les éléments évoqués précédemment. En effet, je pense plutôt à un état d’être représenté par un équilibre entre le corps, la tête et l’émotionnelle.

En ce sens, en fonction de notre histoire, de notre sensibilité, des blocages et des difficultés que nous avons à traverser, il est passager. En fait, il est passager si des parts de nous-mêmes doivent remonter à notre conscience. En ce sens,elles doivent être mises en lumières pour être accueillies, digérées. Cependant, cela prend du temps, voire même, une vie entière.

De plus, je m’explique. Si avec le temps, nous nous assagissons, il y’a quand même de nombreuses années voire décennies, durant lesquelles nous ne cessons de vivre des expériences plus ou moins difficiles. Donc, dans les moments les plus sombres de notre vie, nous sommes focalisés sur des points bien précis, sur lesquelles nous “zoomons” parfois, à nos dépends. Ainsi, cela nous empêche de planer dans cet état d’être que j’ai décrit plus haut, via lequel, notre équilibre est assuré.

Alors, tant que nous ne prenons pas conscience qu’il existe un schéma répétitif à l’intérieur nous, qui se manifeste systématiquement dans notre vie, nous ne pouvons “dézoomer” les problématiques qui nous séparent de notre bonheur.

D’ailleurs, tout l’intérêt de prendre de l’âge, c’est de gagner en maturité. Donc, nous nous rapprochons de notre nature profonde. Alors, cet enfant intérieur, qui sait exactement ce qui nous a toujours fait vibrer, peut s’exprimer.

Ainsi, le bonheur (dans la logique des choses) est inhérent à nous-même, indépendant des acquisitions matérielles ou autres stimulations extérieures.

D’ailleurs, il nous traverse. En ce sens, plus nous créons les conditions nécessaires pour l’accueillir, plus nous pouvons l’apprécier à sa juste valeur. Pour cela, le but du jeu est d’explorer toutes les parts de nous qui nous permettent d’avancer dans notre enquête personnelle.

Je tiens à préciser que je prends l’argent en exemple car il est parlant. Je pense que l’argent est un moyen de nous sentir fières de nous-mêmes au travers du travail que nous faisons. Je ne rejette ni l’argent en lui-même (qui est une énergie), ni ce qu’il peut susciter de bon en nous. D’ailleurs, je pense que nous sommes tous unanime sur le fait que recevoir de l’argent pour un travail accompli (et bien, accompli), nous fait du bien, nous fait plaisir.


LE BONHEUR EST IMPARFAIT

Ensuite, une forme d’illusion nous amène à croire que le bonheur est parfait, lisse, sans rayures. Comme un enfant bien rangé, docile et à l’écoute de tout ce qu’on lui demande de faire.

Mais, NON ! Le bonheur est notre malheur. J’en parle différemment dans mon article sur la colère. Dans nos pires moments de crises, nous pouvons être emprunts de fortes colères. Cela est très bien, même si nous ne le vivons pas comme cela sur le coup ! Mais, ces moments de malheur nous permettent de renaître. Et je vais vous expliquer cette autre vision, qui paraît très étrange.

En fait, il semblerait que nous, humains, soyons dans l’idylle d’un bonheur que nous atteindrons le jour où tout sera parfait. Nous en parlions ce matin avec Nathalie Lefevre, d’ailleurs. Quand nous aurons ces fesses bombées, parfaites, sans cellulites et toutes musclées, nous serons pleinement heureuses (j’ai cru pendant très longtemps qu’atteindre mon idéal physique me rendrait heureuse). Cependant, Bien entendu, ce discours n’est pas ce que l’on pense, c’est de l’humour. Et d’ailleurs, toutes les personnalités les plus exemplaires peuvent l’affirmer (je pense). C’est faux! Le bonheur est interne et ne peut dépendre entièrement de facteurs extérieurs.

En ce sens, nous savons que vouloir atteindre la “perfection” (qui n’existe pa) peut-être un moyen très malin de la part de notre mental de combler un vide en nous. Par exemple, de cacher une douleur. De panser la plaie.


“Ce à quoi l’on résiste, persiste” Carl Jung


Pour conclure, l’idée est que l’on a envie, tous autant que nous sommes, de nous accrocher à la vision illusoire que le bonheur est lisse. En effet, on pense que cela nous rassure. Mais la réalité est différente.

Pourquoi devrions-nous choisir entre bonheur et malheur ?

Ne serait-il pas plus gourmand d’accueillir les deux concepts, indissociablement?


BONHEUR OU MALHEUR ?

Enfin, le malheur, cette entité souvent redoutée que nous voulons tous voir disparaître de nos vies, est indispensable à notre évolution. En effet, Si nous pensons que nous devons faire un choix entre le bonheur et le malheur, nous nous trompons. J’avoue que j’ai été très interpellée par cette façon d’aborder les choses. Cela m’a vraiment fait réfléchir.

D’ailleurs, il y’a une grande nécessité de changer notre regard et notre paradigme pour pouvoir enfin envisager que ces deux notions sont indissociables. En effet, notre cheminement est parsemé d’épreuves que nous devons surmonter pour évoluer et élever notre niveau de conscience.

Alors, même si la douleur agit sur nous, c’est un révélateur, un transformateur et elle nous délivre des enseignements.

Par exemple, il y’a une phrase que j’adore, et qu’une amie m’a envoyée dernièrement lors d’une étape difficile pour moi:

“Je bouleverse ta vie pour te faire bouger… Pas pour t’arrêter. L’univers”

Donc, sans le malheur, sans les douleurs profondes qui nous traversent, est ce que nous serions prêts à changer ?

Notre conscience s’aiguise via des phases de douleur, afin de définir ce qui est bon pour nous. Nous grandissons avec ces étapes de vie, ces étapes d’accueil.

Cependant, je tiens à préciser que je n’émet aucun jugement sur les douleurs de chacun, qui sont totalement personnelles. Deux êtres peuvent vivre la même chose d’une façon totalement différente. Personne ne peut d’ailleurs, jamais, émettre d’opinion sur une souffrance.


CONCLUSION

Nous ne pouvons vivre un bonheur immédiat, sans phases de douleurs intenses. Elles sont inévitables pour nous permettre de cheminer, d’évoluer et d’aller vers notre réalité. Cette réalité dépend uniquement de nous. Et de personne d’autre.

Nous sommes une globalité, un tout, indissociable.

Une des clés du bonheur serait peut-être de l’accepter pour se sentir enfin libres, totalement.

D’ailleurs, selon Hugues Reynes, l’adversité est passagère: elle nous oblige à rassembler nos forces pour nous relever, encore plus forts. Selon lui, “l’adversité c’est la joie de pouvoir la surmonter et de trouver une solution”. C’est  une vision plus dynamique que le bonheur, qui peut paraître statique.

Cette réalité dépend uniquement de nous. Et de personne d’autre.


DITES MOI EN COMMENTAIRE:

Que pensez-vous de ces deux notions?

Quel est votre avis sur la question?

Connaissez des ouvrages qui traitent de ces termes ?

MERCI !


Crédit photo: Sasha Freemind

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4 Replies to “Le bonheur et le malheur sont alliés”

  1. Olivier dit :

    Le bonheur et le malheur sont des professeurs.
    Certains malheurs sont des grands bonheurs et certains
    Bonheurs sont de grands malheurs.

  2. Franck dit :

    Très bel article merci

  3. Wendy dit :

    Bonjour Julia, je pense qu’effectivement les obstacles et difficultés de notre vie peuvent nous façonner positivement, selon la façon dont on les reçoit. On dit souvent qu’il faut vouloir le bonheur pour l’obtenir et je pense que c’est assez vrai dans le sens où il ne faut pas rester figé sur une définition toute faite mais savoir recevoir de la bonne manière ce que la vie nous offre. Si nous ne pouvions accéder au bonheur que grâce à une succession ininterrompue d’événements heureux, nous serions bien peu avoir le sourire 😊

    • Julia dit :

      Bonjour Wendy, le bonheur est une décision, une posture. Cette phrase est tirée de la psychanalyse et je la trouve tellement juste.
      Je pense que pour arriver à un sentiment de bonheur, il faut effectivement vivre, et donc accepter des phases de douleurs plus intenses.

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DEVIENS LIBRE, ÉPANOUI(E) & HEUREUX

Il y'a quelques années, j'étais mal dans ma peau, très anxieuse et je subissais tous les signaux que mon corps m'envoyait.

Dans ce blog, j'ai à coeur de partager les outils bien-être qui m'ont profondément aidés à me comprendre, à libérer mes blocages et à créer une vie qui m'épanouit.

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